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L’AES est une organisation « plus que viable » , confie le capitaine Ibrahim Traoré

L’AES est une organisation « plus que viable » , confie le capitaine Ibrahim Traoré
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Rédigé par La Redaction

Le capitaine Ibrahim Traoré, a accordé un interview exclusif au journaliste camerounais Alain Foka. A cette occasion, le chef de l’État burkinabè est revenu sur l’actualité, qui est la sortie de la sortie des trois pays qui forment l’alliance des États du Sahel (AES).

Les trois pays formant l’alliance des pays du Sahel, le Burkina, le Mali et le Niger, ont annoncé dimanche dernier leur sortie de la Cedeao. Cette décision qui est l’épilogue de leur bras de fer avec l’organisation ouest-africaine est un bouleversement majeur dans la géopolitique de la région et laisse entrevoir d’autres changements majeurs. En attendant, la Cedeao fait des pieds et des mains pour arriver à une entente avec ces pays.

Ibrahim Traoré à cœur ouvert

Dans cette interview, le chef de l’État burkinabè a indiqué que « ce n’est pas de gaieté de cœur » qu’ils ont décidé de tourner le dos à la Cedeao. Cette décision a été prise « à l’issue d’une réflexion profonde ». Comme leur communiqué conjoint l’avait indiqué, la Cedeao a perdu ses valeurs initiales : l’intégration, le panafricanisme, l’entraide dans la sous-région.

Le capitaine Ibrahim Traoré a affiché son entière confiance en l’AES qui est une organisation « plus que viable ». « Nous sommes là, il y a très peu de temps » et nous nous sommes rendus compte que « l’économie a été déchirée par les régimes passés ; sinon nous devrions avoir des économies très fortes aujourd’hui », a-t-il laissé entendre.

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Insistant sur le sujet, il a indiqué qu’en analysant leurs forces, ils se rendent compte que leurs économies ne devaient pas être à cette étape mais beaucoup plus loin devant. Ces forces, les pays de l’AES vont les mettre en valeur. Il s’agit des populations et de la superficie de leur territoire. C’est également leur production agricole qui peuvent leur permettre d’assurer l’autosuffisance alimentaire, pour ne plus donc importer les produits agricoles.

Ces forces sont aussi les richesses naturelles au sous-sol et en surface. L’exemple de l’eau potable, facilement trouvable dans l’AES qui est « une grosse réserve d’eau souterraine ». Les ressources minérales sont aussi une force pour ces États. L’AES a donc plein de potentialité, il peut se suffire et être un ensemble intégré qui fonctionne normalement.

Concernant une éventuel retour dans la Cedeao le capitaine Ibrahim Traoré a indiqué que leur « itinéraire est un chemin de non-retour ». La Cedeao « c’est fini » et la question de la monnaie sera « probablement réglée » bientôt. Au-delà de la monnaie, « tout ce qui est lien et qui (les ) maintient dans l’esclavage » le capitaine promet qu’ils vont les briser.

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